vendredi 29 mars 2013

Fenêtres sur sieste


Mais que fait donc le soleil ?
On le cherche ; on le surveille ;
Au coin des nuages on reste en éveil,
Mais rien, le soleil est dans le sommeil…
































 



 





mercredi 20 mars 2013

Accueillons le printemps comme il se doit…



Un berceau printanier, berceau de renaissance ; blanc de soie, blanc d’accueil, la belle se " vautrait" délicieusement dans l’insouciance d’un voile de soleil ; clin d’œil d’un printemps qui se fait prier… 















Elle est belle l’Abeille à miel, elle possède des trésors… et si nous l’admirions de beaucoup plus près… 




L’Abeille à Miel (Apis mellifera) ou l’abeille domestique, qui dès l’âge de trois semaines, sans aucun d’état d’âme butinera sans relâche… possède une vitesse de croisière de 7 mètres par seconde et la cadence de ses battements d’ailes est de 75 à 150 coups par seconde. Le mouvement des ailes s’effectue à l’aide de muscles puissants, d’où la variété importante de mouvements possibles. En vol, la paire d’ailes antérieures et la paire d’ailes postérieures sont attachées ensemble par des crochets ; cela permet de réduire les turbulences.  Bien évidement, les performances évolueront en fonction des températures, de l’apport nutritif en sucre qui fait office de carburant, mais aussi du poids de son chargement.


Ce chargement, constitué de pollen, sera emmagasiné dans les corbeilles de ses pattes arrière au fur et à mesure du butinage des fleurs.  
Lorsque l’abeille quitte une fleur pour aller se poser sur une autre, le pollen qui parsème son corps est brossé à l’aide des pattes antérieures, est humidifié afin de mieux glisser vers l’arrière, puis stocké dans les corbeilles. Au total, et comme tous les insectes, l’abeille possède 6 pattes.


Chez l’abeille, l’ouvrière a le corps pratiquement recouvert de poils. Ces poils ont différentes fonctions, allant de la protection contre le froid, passant par la récolte du pollen, et permettant également de ressentir les stimulations de l’extérieur. 




Elle a de jolis yeux notre belle abeille ; en effet elle possède de chaque côté de la tête, deux gros yeux noirs composés d’une multitude de cônes (des milliers) ; l’avantage de ses deux yeux est le champ visuel très large, l’ouverture peut atteindre presque 360° ; l’abeille peut donc garder la tête immobile et voir simultanément tout un panorama. D’autre part elle possède trois ocelles (des yeux simples), deux latéraux et un médian situés sur le vertex (front), qui lui permettent de capter l’intensité lumineuse et la variabilité des jours.



Ses antennes sont également un outil très complexe, sans cesse en mouvement (une quinzaine d’articulations).
Ce sont des organes essentiels pour la perception ; ils peuvent à la fois sentir, ressentir, goûter, entendre, communiquer, s’orienter dans l’espace, mesurer le degré d’humidité ainsi que la teneur en CO2 de l’air ambiant.


Un autre bel outil chez l’abeille est sa bouche. Elle possède de redoutables pinces (mandibules supérieures) servant à pincer, cisailler, découper, malaxer, pétrir et construire les cellules. Sa trompe, pliée au repos, mesure environ 6 mm. C’est un tube d’aspiration doté d’une langue coulissante avec laquelle elle peut lécher les gouttes de nectar au plus profond de la fleur, nectar qui sera ensuite placer dans le jabot contenu dans l’abdomen.


Tout ceci n’est qu’un très bref aperçu des trésors physiologiques de l’abeille à miel…


Nous admirons l’Abeille à miel, alors maintenant protégeons-là… elle, ainsi que tous les autres pollinisateurs, qui ont une importance capitale et sans qui nos fruits et nos légumes disparaîtraient… 




En effet, aujourd’hui, plus personne n’est ignorant, de tous les dangers qui menacent les abeilles à miel, ainsi que de la disparition inquiétante de toutes les abeilles sauvages* et de tous les autres pollinisateurs (syrphes, papillons, nombreux coléoptères, etc…) ; disparition survenue et qui est exponentielle depuis les années 1970. 




Nous avons tous le pouvoir, et même le devoir de leur venir en aide coûte que coûte, même à toute petite échelle, celle d’un balcon par exemple ou d’une fenêtre.

Dans le jardin, le jardinage bio s’impose comme une évidence ; un jardin bien géré peut se suffire à lui-même avec l’aide de quelques extraits végétaux, dont les plus connus sont l’ortie, la consoude, la prêle, la fougère, etc…

Il ne faut pas hésiter à semer des fleurs qui favorisent la venue des pollinisateurs et à laisser une petite surface en jachère (même d'1 mètre sur 1 mètre) dans laquelle vous sèmerez des fleurs de prairies.

Il faut noter que les abeilles adorent les fleurs rustiques et les fleurs des herbes mal nommées, soit "mauvaises herbes", plus riches en pollen que beaucoup de fleurs "sophistiquées" ; ces herbes sont, par exemple, le bleuet, le coquelicot, le sainfoin, le mélilot, le lamier, la nielle des blés, le trèfle, le serpolet, les pâquerettes, … etc…
Les pollinisateurs seront aussi très heureux dans le potager et dans le verger… les fruits en seront plus nombreux et plus beaux. 

N’oublions pas toutes les plantes aromatiques (thym, romarin, sauge, menthe, mauve, marjolaine (ou origan), bourrache, verveine, camomille, mélisse, etc…).


Aider les abeilles domestiques, sauvages, et autres pollinisateurs, c’est avant tout s’aider soi-même…


* Les abeilles sauvages font parties du même groupe que les abeilles à miel ; ce très grand groupe comporte plusieurs familles. Toutes se nourrissent de miel (pollen et nectar). Dans ce groupe, on trouve entre autre, le bourdon, l’abeille charpentière, l’andrène, l’halicte, la colette, la mégachile… etc…

Abeilles sauvages et domestiques :

D’autres photos en cliquant sur le mot "Abeille" dans "graines d’images"… 

dimanche 17 mars 2013

A la recherche de la p’tite bête - 02 REUNION


Lucie nous revient… petit passage du bout du monde... chouette déjà !!! … avec un sujet vachement pointu, comme cornes de vache au soleil… Oh la vache, aussi blanche qu’une colombe… c’est un "cygne" non ? 




A la recherche de la p’tite bête - 02 REUNION


La p’tite bête d'aujourd'hui est une grosse bête que j'ai rencontrée sur la route du Piton de la fournaise, un matin à la fraîche. Le chemin est long avant d'y arriver et les paysages se succèdent, ressemblant tantôt à la Normandie (si si ! D'ailleurs "tantôt", c'est normand), tantôt à la lune, la terre devenant progressivement rouge, puis noire, la végétation se raréfiant au fur et à mesure que l'on avance, les nuages s'épaississant.




Cette vache, qui n'est pas une statue, mais bien une vraie vache… J'ai en effet eu un mal fou à la photographier, car elle bougeait tout le temps. Or une statue ne bouge pas, donc j'en ai déduit qu'il s'agissait bien d'une vraie vache. CQFD. Ou alors, qu'il y avait beaucoup de vent. Mais ce n'était pas le cas ce jour-là...
Où en étais-je ? Ah oui, mon amie la vache, donc, vit près du volcan. Alors je me suis demandé : a-t-elle chaud aux pattes ? Je lui ai posé la question. Elle n'a pas réagi. Pas très sympa finalement cette vache. Tiens, mais que vois-je ? Cette vache ne serait-elle pas plutôt un taureau ? Tant pis pour elle/lui, il fallait s'exprimer, maintenant c'est trop tard !
Bon, comme personne d'autre n'était là pour me répondre, eh bien j'ai poursuivi ma route. Spectacle étonnant à l'arrivée ! En fait, tout le chemin était étonnant. Comme dans la vie, n'est-ce pas ?
Pour d'autres coups de cœur nature - intéressants, absurdes ou même carrément inutiles - je vous donne rendez-vous ici et sur :
mtdm1-l.blogspot.fr et facebook.com/LaPisteBleue.
Lucie

*** *** *** 



Vous aimez les coups de coeur Nature de Lucie,
alors vous aimerez ses cartes postales gourmandes :
reçues par un site à croquer :



jeudi 14 mars 2013

Instant

La lumière dans le ciel
la couleur des fleurs
suffisent à mon coeur








Eranthe, Hellébore, Aconit d'hiver - Eranthis Hyemalis





Genre Primevère - Primula





Genre Crocus - Crocus






Genre Crocus - Crocus





samedi 9 mars 2013

Le réveil de la coccinelle


Peu à peu les coccinelles se réveillent –
Un vent printanier me chuchote à l’oreille
un air enivrant comme un doux vin de treille.




Harmonia axyridis : forme succinea
















Harmonia axyridis

Cette coccinelle, Harmonia axyridis, est une espèce exogène à l’entomofaune européenne (originaire d’Asie du sud-est). 

Il en existe de nombreuses variantes, car l’espèce possède une large gamme de coloris : élytres rouges à points noirs et élytres noires à points rouges, en passant par de nombreuses nuances de jaune-orangé ; points de 0 à 19. 

Cette coccinelle a été introduite massivement en Europe dans les années 90 pour la lutte biologique ; dévoreuse essentiellement de pucerons (aphidiphage), et d’autres insectes de petite taille à corps mou (cochenilles, psylles, etc).

Sa particularité par rapport aux coccinelles européennes est son extrême voracité, particulièrement durant les deux derniers stades larvaires (la larve de la coccinelle passe par quatre stades (3 mues) avant de se transformer en nymphe, puis en imago (stade final de l’insecte). Son appétit (larve) est tellement exceptionnel qu’elle ne se contente pas de pucerons, cochenilles ou psylles, elle mange aussi d’autres insectes, dont des coccinelles, plus particulièrement les larves, entre autre celles des coccinelles européennes qui malheureusement ont un taux de reproduction moindre par rapport aux coccinelles asiatiques. Les coccinelles asiatiques apprécient également les fruits et n’hésiteront pas à s’installer dans les vergers.

Quand arrive la fin de l’été, comme toutes les coccinelles, les coccinelles asiatiques se regroupent pour passer l’hiver, mais contrairement aux espèces endémiques de l’Europe qui choisissent comme refuge le pied des plantes, le dessous des feuilles mortes, la mousse, etc… elles ont tendance à choisir l’intérieur des maisons. 

Les coccinelles asiatiques sont une espèce invasive qui étend son territoire à grande vitesse. Il semblerait que très récemment, on aurait remarqué qu’elles seraient devenues fragiles aux mêmes maladies que les coccinelles européennes, ce qui, si cela se relève exact, commencerait à réguler l’espèce (à confirmer…). 

On peut espérer qu’un nouvel équilibre s’installe… 



jeudi 7 mars 2013

A la recherche de la p’tite bête - 01 MADAGASCAR


L’hiver se termine et le printemps prend place… Le vivant se réveille doucement et le soleil ne demande qu’à éclairer notre si belle Terre ; un peu comme le sourire de notre amie Lucie Dauvergne, qui parcourt en ce moment le Monde et nous envoie cette superbe carte postale de Madagascar... Un joli pas vers un beau printemps…

"Les p'tites bêtes ne mangent pas les grosses", lui disait son papa lorsqu'elle était petite. Aujourd'hui encore, Lucie peut passer des heures "à 4 pattes" à observer les "6 pattes", les "8 pattes" ou les autres bestioles…

Pendant son [1er] tour du Monde, elle viendra régulièrement partager avec nous quelques-uns de ses coups de cœur !


A la recherche de la p’tite bête | 01 MADAGASCAR

Difficile de ne présenter qu'une petite bête à Madagascar, avec toutes ses espèces endémiques…
Parc national de Ranomafana, le 3 octobre 2012
J'ai particulièrement été surprise et attendrie par le Scarabée girafe (Trachelophorus giraffa), un coléoptère à long cou de la famille des charançons (et non des scarabées), le groupe le plus nombreux et le plus évolué de cet ordre d'insectes…




… peut-être parce qu'il est un peu moins connu que d'autres espèces (de lémuriens, de lézards ou de caméléons, par exemple) ; peut-être parce que sa couleur est étonnante au milieu de tout ce vert ; peut-être à cause de ce dimorphisme sexuel si marqué [sur la photo : femelle à gauche, mâle à droite]…
A bientôt !
Lucie


Et en attendant le prochain coup de coeur Nature de Lucie, vous pouvez la suivre sur mtdm1-l.blogspot.fr et sur facebook.com/LaPisteBleue.



dimanche 3 mars 2013

Plumes d’hiver


Vols lourds et gris à découvert,
chants perçant le silence de l’air -
Je rêve des premières primevères… 


 N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir













Mésange charbonnière (Parus major)
C'est elle qui chante la première, dès la fin de l'hiver. 
Son petit chant clair et sonnant, titidè-titidè ou titipu-titipu annonce le printemps.
Saviez-vous que la Mésange charbonnière peut imiter d'autres mésanges ? 






Grive Litorne (Turdus pilaris)

Légèrement plus grande qu'un merle noir, cette grive sociable, hiverne en bandes. 
Saviez-vous qu'elle attaque en groupe et arrose de fiente les indésirables,
tels que rapaces et corvidés ?






 



Pic Epeiche (Dendrocopos major
De taille plus petite qu'un merle noir, ce pic est le plus répandu.
Plus particulièrement au printemps, il tambourine sur du bois mort et creux,
on peut entendre le son sur 1 kilomètre à la ronde.
Ce tapage lui permet de signaler son territoire aux autres mâles et attirer les femelles.



Ici on l'aperçoit en compagnie d'une mésange charbonnière et d'un verdier.
Verdier d'Europe (Carduelis chloris)
Ce petit oiseau de la taille d'un moineau ne voudra pas habiter dans vos nichoirs,
préférant fabriquer son propre nid, en revanche ils ne quittera plus vos mangeoires l'hiver et défendra sa place avec véhémence.





Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)
Cet oiseau, plus petit qu'un merle noir n'est, à tord, pas très aimé ; 
pourtant dans nos jardins, c'est un vrai nettoyeur
et un véritable auxiliaire contre les insectes ravageurs du bois. 


Encre d'étourneau sansonnet et de verdiers d'Europe






Merle noir (Turdus merula)
Le mâle n'obtient la belle couleur jaune de son bec,
qu'après avoir passé son premier hiver.
Très bon auxiliaire pour le jardinier et quel bonheur un jardin rempli de son chant..

Gros-bec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes)
Grand pinson des bois, cet oiseau est discret et timide.
Il peut casser les noyaux des cerises. 


Ici un Gros-bec casse-noyaux en compagnie d'une mésange charbonnière.

samedi 2 mars 2013

Jeu de piste

Pattatraces,
traces à suivre,

pas à pas...


N'hésiter pas à cliquer sur les photos pour les voir plus grandes.


Traces mystère




 
Oie




Faisan




 
Renard






 
Chevreuil




Lapin et passereau (Merle, Grive...) et renard






 
Uniquement des passereaux (Merle, Grive...)
(on occulte les pneus de voitures bien évidement)




Chat




Non, non, ce n'est pas moi... 


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