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Les ammophiles, guêpes "parasitoïdes",
appelées aussi guêpes des sables, font partie de la famille des Sphécoides ou
Sphégiens, famille des guêpes fouisseuses. Elles sont solitaires.
Sur les photos de cette page, il semblerait que ce soit
Ammophila sabulosa (environ 25 mm de long).
Ce sont ses pattes noires qui permettent de la
distinguer de toutes les autres Ammophila, entre autre.
Pour la reproduction de l’espèce, cette guêpe choisit un
endroit sablonneux (d’où son nom) pour y creuser une galerie variant de 4 à 5
cm de longueur, au bout de laquelle, elle forme une petite cavité. Ce travail
une fois terminé, elle prend soin de reboucher l’entrée de son domaine avec une
petite pierre adaptée. L’ouverture est ainsi invisible et elle peut partir à la
chasse à la chenille (non poilue).
Lorsqu’elle trouve sa proie, plus
généralement une chenille de noctuelle ou de géomètre qui ont sa préférence,
elle la pique dans tous les ganglions nerveux, ce qui entraînera la paralysie.
Ainsi elle pourra transporter la chenille au fond de son terrier. Notons que
les chenilles de noctuelles ou de géomètres sont énormes et ne peuvent être
transportées en vol, deux solutions, la traîner ou sautiller jusqu’au nid…
Après avoir déposée la chenille au fond du nid, elle pondra un
œuf à côté et rebouchera l’entrée avant de partir. Deux jours
plus tard, elle viendra vérifier si une larve est née et dans l’affirmative,
elle lui apportera de la nourriture durant toute la vie larvaire. Mais elle ne
se contera pas d’un seul nid, elle en gérera 2 à 3 autres ; un sacré
travail, non ? !
Quant aux chenilles, elles seront dévorées par les larves, qui prendront soin
de ne jamais attaquer les organes vitaux, de façon à toujours bénéficier de
nourriture fraîche ; pas folle la guêpe!?
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| Ici, elle tient un petit caillou dans ses pattes antérieures, qu'elle jettera par dessus le pot |
Lorsque j’ai pris ces photos, j’étais fascinée de la
voir faire, j’avais beau avoir presque le nez sur elle, ça ne semblait pas la
gêner, elle creusait, creusait et jetait par-dessus le pot de fleur tout ce
qu’elle retirait du pot…
Seul regret, ne pas avoir pu rester jusqu’au bout de
son œuvre, afin d’observer la totalité de son travail ainsi que l’arrivée de la
proie ; toujours est-il que lorsque je suis revenue, tout avait été
rebouché… et aucune trace ne permettait d’imaginer que dans ce pot se jouait
peut être déjà… ou pas… une scène de vie et de mort…
Certains diront que la nature est très dure (en
référence à la chenille) ; en effet, c’est un monde sans pitié, mais c’est
aussi la seule solution pour faire perdurer l’espèce. Les chenilles n’ont pas
une mort gratuite, elles ne sont que la nourriture de la guêpe…
Rien de bien méchant à côté de ce que l'homme est capable
de faire... Juste une question de survie !
Maintenant, pour ceux qui en auront l’envie, j’aimerais
vous faire partager ce que Jean-Henri FABRE a observé et écrit sur l’Ammophile,
extrait de son livre "Souvenirs entomologiques" première série, chapitre XV : Ammophiles par Jean Henri Fabre
Voici également un lien vers un site que j'affectionne tout particulièrement, celui d'Alain Ramel. Sur cette page, vous observez l'Ammophile sabulosa en pleine chasse : Site d'Alain Ramel
Bonne lecture…