Il y a des mots que le vent te souffle, des phrases subtiles, des résonances multiples qui te viennent d’avant pour construire ton maintenant. Il y a des mots qui te passent par la peau lorsque tu caresses une feuille. Il y a ce chant que murmure la terre, ce chant universel qui relie à l’infini… Edith
14 janv. 2012
12 janv. 2012
Perle glacée
Va et vient discret dans le vent
De froid et de glace une perle
pend
De droite et de gauche, elle
danse
Une offrande de fée, je
pense...
11 janv. 2012
8 janv. 2012
Pour Sandy
Je me sens toi
Et soulève mes
branches
Pour toucher le ciel.
J'entends ton effroi
Je vois tes joues blanches
Je voudrais te donner l'essentiel.
Pour toucher le ciel.
J'entends ton effroi
Je vois tes joues blanches
Je voudrais te donner l'essentiel.
A ton papa...
2 janv. 2012
Les cheveux en broussaille…
...on s’extirpe des draps chauds,
on s’étire, on se fait violence… et déjà on est dans la course…
J’accroche mes cheveux aux nuages pour qu’ils me retiennent un peu…
J’accroche mes cheveux aux nuages pour qu’ils me retiennent un peu…
24 déc. 2011
Perles de Lierre...
"Voici l'heure où le pré, les arbres et les fleurs
Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.
Les baies du Lierre où l'ombre se receuille
Sentant venir le soir se couchent sur leurs feuilles
Le feuillage, qui boit les vapeurs de l'étang,
Lassé des feux du jour s'apaise et se détend."
Anna de Noailles
Anna de Noailles
Tronc de bois...
Tronc de bois, délicatement drapé
Dans lequel ne coule plus la sève ;
L'écorce n'a pas connu de trêve,
S'éparpillant tel un tissu usé.
5 déc. 2011
Entre ciel de cuivre et ciel d'étain...
"Le ciel d'étain au ciel de cuivre
Succède. La nuit fait un pas.
Les choses de l'ombre vont vivre.
Les arbres se parlent tout bas.
Succède. La nuit fait un pas.
Les choses de l'ombre vont vivre.
Les arbres se parlent tout bas.
Le vent, soufflant des empyrées,
Fait frissonner dans l'onde, où luit
Le drap d'or des claires soirées,
Les sombres moires de la nuit.
Puis la nuit fait un pas encore.
Tout à l'heure, tout écoutait.
Maintenant nul bruit n'ose éclore ;
Tout s'enfuit, se cache et se tait.
Tout ce qui vit, existe ou pense,
Regarde avec anxiété
S'avancer ce sombre silence
Dans cette sombre immensité.
C'est l'heure où toute créature
Sent distinctement dans les cieux,
Dans la grande étendue obscure,
Le grand Être mystérieux !"
Nuit de Victor Hugo
Fait frissonner dans l'onde, où luit
Le drap d'or des claires soirées,
Les sombres moires de la nuit.
Puis la nuit fait un pas encore.
Tout à l'heure, tout écoutait.
Maintenant nul bruit n'ose éclore ;
Tout s'enfuit, se cache et se tait.
Tout ce qui vit, existe ou pense,
Regarde avec anxiété
S'avancer ce sombre silence
Dans cette sombre immensité.
C'est l'heure où toute créature
Sent distinctement dans les cieux,
Dans la grande étendue obscure,
Le grand Être mystérieux !"
Nuit de Victor Hugo
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